Déséquilibres et pathologies, Témoignages

⎟Témoignage⎢ “Je vis en paix avec mon endométriose”

Je m’appelle C., j’ai 39 ans et je suis atteinte d’endométriose. Le nodule est placé entre mon utérus et mon rectum. Je veux témoigner aujourd’hui car, malgré le pessimisme des médecins lorsque le diagnostic a été posé, et vu l’emplacement des lésions, je ne souffre plus, et cela sans prendre aucun traitement.

Une puberté compliquée

De mémoire, j’ai toujours eu des règles très douloureuses, dès leur apparition. Je me rappelle que ma mère venait systématiquement me chercher au collège et au lycée car je ne tenais pas le coup. Je pleurais et hurlais de douleur.

J’avais souvent des fortes douleurs au niveau du rectum, et des diarrhées foudroyantes. Au moment de l’ovulation, j’avais comme des coups de poignard dans le ventre.

Ma mère ne s’inquiétait pas plus que ça car elle aussi avait toujours souffert pendant ses règles et pour elle c’était normal.

Un mode de vie sain et équilibré

Puis lorsque j’ai quitté le cocon familial, je me suis installée avec mon chéri, et j’ai petit à petit adopté une hygiène de vie très saine (sans penser que ça aurait un impact sur mes douleurs).

  • Je consomme beaucoup de légumes bio (dans ma famille on aime les cultiver) !
  • J’adore cuisiner de bons petits plats sains pour ma famille.
  • Je n’ai jamais eu un gros penchant pour le sucre, ni les produits laitiers que je ne digère pas.
  • Je mange peu de viande (ça coûte cher et c’est mauvais pour la planète !).
  • Je fais du yoga deux fois par semaine et je me déplace à pieds tous les jours.

Ça fait des années que je n’ai pas eu de crise.

Si bien que j’avais fini par les oublier. Mes règles sont inconfortables mais c’est incomparable avec ce que je vivais dans ma jeunesse !

Le diagnostic de l’endométriose

Un peu après la naissance de ma première fille, au cours d’un examen, le diagnostic tombe : j’ai de l’endométriose. Un nodule est placé sur mon rectum, contre mon utérus (qui en plus est rétroversé !).

Je ne suis absolument pas surprise, et tout devient évident dans ma tête. Je me souviens des crises, des douleurs au rectum, des diarrhées,… et tout s’éclaire.

Le médecin n’est pas du tout confiant car vu l’emplacement du nodule et sa taille, si une chirurgie doit être envisagée je risque de me retrouver avec une stomie (une poche qui recueille les selles).

Je lui explique que je ne suis pas prête à prendre un tel risque car je ne souffre plus depuis des années. Alors on décide ensemble d’attendre de voir si ça évolue et de surveiller régulièrement.

C’était il y a huit ans.

Depuis, j’ai eu ma 2ème fille qui vient d’avoir 3 ans.

J’ai refait une IRM il y a quatre mois et le nodule n’a absolument pas bougé ni grossi.

Un lien entre mon hygiène de vie et la non évolution de la maladie ?

J’en suis persuadée ! D’ailleurs, j’ai remarqué que lorsque je suis un peu stressée, ou lorsque je consomme de la viande rouge, j’ai des douleurs plus prononcées pendant mon ovulation ou mes règles !

J’aimerais transmettre un message d’espoir aux personnes qui lisent ce témoignage pour qu’elles réalisent qu’en mettant en place des choses simples dans son quotidien, on peut vivre avec cette maladie même en étant très atteinte (et aussi qu’on peut avoir des enfants de façon naturelle, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent).


Merci à C. pour ce témoignage plein d’espoir ! Si tu es intéressée par le sujet, tu peux lire mon article sur comment la naturopathie peut t’aider à moins souffrir de ton endométriose.

Si toi aussi tu veux raconter ton histoire, tu peux déposer ton témoignage ici.

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